Bienvenue dans mon Laboratoire Gobelin ! Je suis Goblinounours et ceci est mon blog personnel. Il a pour but de présenter mon activité ainsi que mon avancée dans plusieurs projets en cours.
~Remerciements à Swarl pour son travail!~

Avis et Critiques

7 commentaires

He’s vengeance, he’s the night, he’s...

Rédigé le 26/06/2012 à 06:21:23
En 2009, le jeu Batman Arkham Asylum est sorti et a été acclamé par la foule de fan de l’homme chauve-souris.
Alors que le DLC "Harley’s Revenge" pour la suite de ce jeu, Batman Arkham City est sorti récemment, je me permet de claquer un article pour parler de Batman en général puis de ces deux jeux.


À mes yeux, ÇA, c’est Batman.


Mine de rien, Batman est un vieux personnage maintenant. Créé par Bob Kane en 1939, il a existé au travers de nombreuses générations. Certaines versions sont donc très cartoonesques et naïves, où Batman et Robin terminaient souvent leurs missions en se serrant la main à grand coup de "good job, old chump!" avec de grands sourires. Ainsi, on se souviendra de la série télévisée en Live Action où Batman était incarné par Adam West et Robin par Burt Ward :

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Tout sur cette image me fait frissonner d’horreur!


Dans ce rôle, West jouait un Batman comique. Que ça soit les répliques affreuses ("Aaaah, Robin, les femelles de notre espèces sont vraiment des créatures attirantes... tu... verras ça quand tu auras l’âge") parfois pleines de sous-entendus inquiétants où de jeux-de-mots à se défenestrer, on n’échappait à rien.
La scène où Batman neutralise un requin avec un bat-spray "anti-requin" est célèbre et des références y sont souvent faites pour s’en moquer. Au final, je pense qu’on peut dire sans risque qu’à cette époque, Batman était l’équivalent de Scooby-doo en justicier. Adam West était lui-même à l’époque un coureur de jupons adepte des remarques douteuse, et ça transpire sur son jeu d’acteur.

En parallèle, en 1987, Frank Miller a créé la bande-dessinée Year One, beaucoup plus sombre et réaliste, censée raconter la première année durant laquelle Batman a porté son costume dans les rues d’une Gotham City où la police était alors corrompue jusqu’à la moelle.


Isolé dans un immeuble abandonné, blessé, sans gadget et traqué par une douzaine de policiers bien armés, Batman est en mauvaise posture.


Quoiqu’il arrive, ceux qui ne connaissent pas le personnage résument toujours le chevalier noir à un riche playboy qui joue aux justiciers la nuit avec tout un arsenal de gadgets. Beaucoup supposent qu’il suffit de lui enlever ses gadgets pour qu’il ne soit plus rien. Celui qui a vu les films de 1989 à 1998 dira qu’il est loin d’être insensible aux charmes féminins et qu’il est prêt à mettre sa carrière de super-héros de coté pour la première psychologue sexy qu’il croise (voir le film Batman Forever, à vos risques et périls).

Bitch. Please.

Jusqu’ici, mêmes les films de Chris Nolan (Batman Begins et Dark Knight) sont loin de rendre justice au personnage, à mes yeux. Batman n’est pas IronMan coté DC Comics.
Attention, j’aime IronMan. C’est sans doute l’un des personnages de l’univers Marvel que je préfère avec Spiderman. Mais ce héros riche qui mise tout sur son armure en titane multi-fonction dit ouvertement "Je ne suis pas un héros, alors j’improvise, et je m’en sors pas mal!", et dans son cas, sans son armure, il n’est vraiment pas grand chose (son cœur fonctionnant plus ou moins sur batterie pourrait même faire de lui un handicapé).

Batman, au-delà de l’argent et des gadgets, c’est un personnage qui est né d’une tragédie forte, et qui a décidé de dédier sa vie entière à rendre justice, jusqu’à sa mort, pour qu’un enfant de 8ans n’ai pas à perdre ses parents à cause d’un criminel armé et anonyme.
Pour ce faire, il a suivit un entraînement complexe auprès des meilleurs maîtres de tous les arts martiaux. Il est physiquement et mentalement préparé. C’est un peu le Chuck Norris des super-héros.

De tout les héros de DC Comics, il est sans doute celui qui aura le plus tendance à faire ce qu’il faut quand c’est nécessaire, sans hésitation.


Dans cette vidéo montre une scène d’un épisode de la série animée Justice League dans laquelle Batman affronte verbalement son jumeau d’une dimension parallèle qui n’a pas hésité, aux cotés de sa version de la ligue des justiciers, à prendre le contrôle du monde. Ce dernier ira donc remettre en question les méthodes du Batman original, qui prône l'idée d'agir dans l'ombre en étant un symbole de terreur pour les criminels, qui nettoies la ville de Gotham un bandit à la fois.


Bien évidemment, je parle ici d’un Batman parmi beaucoup. Comme je le dis plus haut, il y a de nombreuses versions de l’univers de Batman. Dans certaines, on sait qui est le meurtrier des parents de Bruce Wayne, connu par les fans pour s’appeler Joe Chill.
Dans d’autres versions, il reste un criminel anonyme, ce qui est à mon sens bien plus fort de symbolismes : ce criminel qui peut être n’importe quel criminel est l’incarnation de ce que Batman combat.

Après, il y a les versions cinématographiques où il faut que tout ce qu’on y trouve ait un but dans le film. Par exemple, dans le film de Tim Burton sorti en 1989, on ne peut pas se permettre de laisser un criminel anonyme trainer au début de l’histoire. Il faut qu’il soit connu, il faut que Batman s’en occupe. Hop, il devient le Joker. Ce n’est pas assez? Inventons la véritable identité du Joker : Jack Napier. Le comble est que ce nom est devenu officiel pour pas mal de monde, alors que le Joker est célèbre pour ignorer sa véritable identité suite à sa chute dans une cuve de produits chimiques dans l’usine d’Ace Chemicals.

Autre problème : quel que soit le réalisateur, dans les films, la liste de criminels qui meurent monte autant que le compteur de calories d’un épisode d’Epic Meal Time. On s’en fiche, c’est pas grave et c’est rigolo.
Allez-y, regardez-donc les films, et faites le compte dans votre tête. Buvez un verre d’alcool à chaque mec qui meurt ou qui fait une chute qu’on suppose mortelle. C’est très rigolo, vous arriverez plus à marcher à la fin du premier film!

Seul Chris Nolan a choisi de faire en sorte que son Batman mette volontairement le Joker en prison, en expliquant pourquoi, alors que celui de Tim Burton s’arrange pour qu’il fasse une chute d’une centaine d’étages et meurt. Et si dans Batman Forever, l’homme mystère finit à l’asile d’Arkham, c’est un hasard. Il aurait pu exploser à la fin du film, ça aurait pas dérangé le Batman de Joel Schumacher.

Cependant, ce devrait être une constante chez Batman : il colle les criminels en prison, tant qu’il le peut, et en général, il le peut. Ça semble inutile à court terme (car ils s’évaderont ou seront libérés tôt ou tard sans avoir retenu la moindre leçon), mais il le fait. C’est sa mission.

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Lorsqu'il ne parvient pas à agir à temps et que le Commissaire Gordon est gravement blessé par balle, le Chevalier noir s'en retourne à son repaire où il fait part de ses doutes à Robin "Cette vie, c'est moi qui l'ai choisie, je me suis servi de la nuit, je suis devenu la nuit. Je sais que tôt ou tard, je me ferai avoir, peut-être par le Joker ou par Double Face ou peut-être tout bêtement par un petit malfrat de rien du tout, mais je l'ai choisie et je ne le regrette pas. Mais faire payer aux autres mes erreurs, ça je ne peux pas le supporter ! [...] Que restera-t-il de tout ce que j'aurai fait ? Des T-shirts avec mon sigle ? Je ne serai plus qu'un cliché plus utile au tourisme qu'à la lutte contre le crime… [...] Si tu plonges longtemps ton regard dans l'abîme, l'abîme te regarde aussi. Peut-être est-il temps pour Batman de retourner à la nuit qui l'a engendré avant qu'il ne fasse d'autres victimes."


Sa droiture d’esprit est souvent mise à l’épreuve du fait de sa dualité avec le Joker. Ce dernier essaye de prouver qu’une simple journée qui se passe mal peut rendre quelqu’un complètement cinglé. Il va essayer de commettre les pires crimes en espérant rendre quelqu’un d’autre aussi fou que lui. Il espère que Batman va passer la limite qu’il s’impose : tuer le Joker de sang froid. Ça serait la meilleure blague du clown. Mais le chevalier noir le déçoit toujours en le ramenant à l’asile d’Arkham sans avoir franchi la limite.

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Why so serious?


Personnellement, je n’attache pas un grand intérêt aux comics de Batman parce qu’il n’y a pas qu’un seul scénariste ou dessinateur, parce que chacun semble plus ou moins avoir carte blanche, parce qu’il n’y a pas de constance.
Ainsi, chacun va y aller de sa petite originalité, avec beaucoup de libertés.
On trouvera donc parfois un peu de tout. C’est bien, mais parfois on trouvera aussi n’importe quoi, au point où ça devient impossible à suivre. On ne suit pas les aventures d’un seul Batman : on en suit une infinité. J’ai même vu une fois un comics où Batman n’avait plus de problème avec l’idée de tuer les criminels et utilisait couramment des armes.
Dans sa version la plus connue, pour avoir vu un criminel tuer ses parents à l’âge de 8ans, Batman se refuse fondamentalement à utiliser des armes à feu, ne serait-ce que les tenir.

Cependant, certains auteurs de comics ont développés des arcs scénaristiques fantastiques considérés comme canon.
Voici 4 des plus connus :

A Long Halloween :
À chaque fête nationale à partir d’un bien sombre Halloween, pendant un an, un meurtre a lieu au sein de la plus grande famille de la pègre de Gotham City.
Batman est sur la piste du meutrier, surnommé Holiday, mais les pistes mènent toutes à des impasses.

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Double-face, l’incarnation de la dualité entre ordre et chaos.


C’est cet arc scénaristique qui verra la création de Double-face et l’’annihilation des familles criminelles Maronni et Falcone.

The Killing Joke :
Au cours de cet arc scénaristique, le Joker décide de démontrer ce qui est pour lui la seule et unique vérité : la vie est une blague.
Pour ce faire, il est prêt à commettre les pires actes.
Ainsi, il s’invite chez le commissaire Gordon, tire avec une arme à feu dans le ventre de sa fille, Barbara Gordon (connue pour être la première Batgirl), la fait violer par les criminels à sa solde, et prend des photos d’elle, dénudée.
Puis, il emmène le commissaire dans un parc d’attraction abandonné dont il a fait son repaire, fait déshabiller Gordon et le force à monter à bord d’un train fantôme passant dans une tunnel où il sera forcé de voir des photos géantes de sa fille nue et meurtrie.
Contrairement à ce que le Joker croyait, le commissaire tient bon et ne devient pas fou.

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"Si je dois avoir un passé, je préfère qu’il soit à choix multiple!"


Lorsque Batman arrive sur les lieux, son ennemi juré lâche sur lui d’ultimes pièges tout en racontant au cours d’un célèbre monologue dans un micro ce dont il se souvient de sa vie passée, lorsqu’il était un ouvrier dans l’usine d’Ace Chemicals, et comment il est devenu le Joker.


Enregistrements en français extraits du jeu Arkahm City avec Pierre Hatet, doubleur français depuis 20ans du Joker de Mark Hamill, la plus célèbre voix du Joker, récitant des passages de the Killing Joke.


Cet arc scénaristique est un moment clé car c’est la version la plus crédible des origines de Joker. C’est aussi le moment à partir duquel Batgirl est devenue Oracle, l’informatrice de Batman. En effet, en lui tirant dessus, le Joker l’a rendue paraplégique, et elle ne peut donc plus voltiger avec le chevalier noir sur les toits de la ville.

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Oracle, l’informateur de Batman.


Knightfall :
Cet troisième arc scénaristique important raconte l’apparition du personnage de Bane, le mercenaire à la force surhumaine dopé au venom.
Bane y est décrit comme un personnage intelligent qui observe le chevalier noir de loin pour étudier sa façon d’opérer, jusqu’à découvrir qui se cache derrière son masque. Il passe ensuite à l’étape suivante : créer une évasion massive à l’asile d’Arkham à l’aide d’un bazooka.
Batman passe alors un temps fou à capturer de nouveau chaque criminel évadé un par un. Une fois sa tache terminée, Batman est épuisé, et c’est là que Bane frappe un grand coup en attaquant un Bruce Wayne fatigué dans son manoir, là où il se pensait en sécurité.

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"J’ai brisé la chauve-souris!"


Bane brise le dos de Wayne et le laisse paralysé. Bane devient le chef de la criminalité de Gotham tandis que Wayne reste dans son manoir dans un état végétatif, jusqu’à ce qu’un remplacement de Batman apparaisse : Azraël. Ce sombre personnage viendra à bout de Bane, mais ira trop loin et sera stoppé par Robin.
Pendant ce temps, Batman fera un tour dans un puits de Lazare de Ra’s Al Ghul pour guérir miraculeusement.

On ne peut pas mentionner Bane sans préciser la façon dont il a "brisé" la chauve-souris, et c’est un point important à connaître.

Under the hood :
Cet arc scénaristique célèbre a été repris en 2010 dans une film d’animation dont je suis évidemment obligé de montrer un extrait.
Tout le monde sait que Batman a eu à ses cotés un associé répondant au surnom de "Robin", mais moins de gens savent qu’il y en a eu trois!
Le premier, Dick Grayson, s’est émancipé du chevalier noir pour devenir Nightwing, le héros de la ville de Blüdhaven. Le troisième, Tim Drake, le red-robin, fut le dernier à endosser le rôle.

Mais il est important de parler du second Robin : Jason Todd. Son histoire est connue sous le nom de "a death in the family" (un deuil dans la famille).

Une anecdote amusante est de savoir que Jason Todd était considéré par les fans comme un mauvais Robin, creux. Aussi, les scénaristes du moment on fait un sondage pour décider s’il devait vivre ou mourir.
Devinez ce qui a transpiré de ce sondage?


Un montage d’extraits de l’introduction du film d’animation "Batman : Under the red hood".


Payé par Ra’s Al Ghul (un autre célèbre ennemi du chevalier noir) pour distraire Batman pendant une opération complexe, le Joker a fait plus que ce qu’on lui a demandé et a tué Jason Todd. Batman ne s’en remettra jamais.

De nombreuses années plus tard, un mystérieux personnage apparait à Gotham City et commence à essayer de contrôler la pègre de la ville en éliminant ceux qui se dressent contre lui. Se cachant sous l’identité du Red hood, Batman pense immédiatement à un lien avec le Joker.

En effet, lorsque le Joker était encore un ouvrier en manque d’argent, il fut payé par des mafieux pour porter le costume du Red Hood. Le but était d’aider les criminels à traverser l’usine d’Ace Chemicals en faisant du Red Hood un appât pour Batman. C’est dans ce costume que Batman a confronté pour la première fois le Joker, en le faisant accidentellement tomber dans la cuve de produits chimique qui a fait de lui le joyeux clown meurtrier qu’il est aujourd’hui.
Les criminels ont été accidentellement tués dans la fusillade avec la police, et le mystère du Red Hood sera resté entier jusqu’à ce que le Joker ne le révèle lui-même, bien plus tard.

Au final, le nouveau Red Hood est Jason Todd, ramené à la vie par Ra’s Al Ghul, et il n’a qu’une envie : se venger de celui qui l’a tué, et prouver à Batman que les criminels méritent la mort.

Le film d’animation n’est évidemment pas conçu pour développer la surprise mais pour retranscrire les évènements du comics. Cependant, il est sûr qu’à l’époque du comics, personne ne s’attendait à ce retournement de situation!

Bref, je pense ainsi avoir fait le tour de ce qui est pour moi le plus important à propos du chevalier noir. Et tout ceci n’était qu’un prélude. J’ai d’ores et déjà un autre article en cours de rédaction pour parler des jeux développés par Rocksteady!

Stay tuned for more!





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SpiceGuid
26/06/2012
11:42:24
J’avais déjà suivi le podcast spécial Batman avec Sbirematqui.
Tu es intarissable sur le sujet blablabla, une vraie encyclopédie vivante.

J’ai comme l’impression qu’il y a une multitude de Batmans et que parmi cette diversité tu choisis tes favoris pour construire le personnage qui incarnerait parfaitement ton héros fantasmé. Je me demande si trop de fantasme ne gâche pas un peu ton plaisir.


Ertaï
26/06/2012
18:09:34
Wahou, mes félicitations pour cet article détaillé !

Mais si SpiceGuid n’avait pas posté, j’aurais moi-même posé la question de savoir pourquoi tu as choisir telle ou telle oeuvre pour illustrer le personnage de Batman. Visiblement tu écartes d’emblée les comics parce qu’ils ne sont effectivement pas toujours du même scénariste, mais c’est également le cas des films et des séries.

L’explication de SpiceGuid me convient bien à propos du personnage fantasmé me convient bien, quel est ton ressenti personnel ?

(Bien joué la vérification anti-spam :) )


Goblinounours
26/06/2012
18:21:41
Spiceguid a écrit :
J’avais déjà suivi le podcast spécial Batman avec Sbirematqui.
Tu es intarissable sur le sujet blablabla, une vraie encyclopédie vivante.
J’ai aucun mérite, j’ai presque jamais lu de comics. J’ai simplement pris le temps de lire des trucs sur wikipédia.

J’ignore où tu veux en venir avec ton histoire de fantasmes, parce que je ne marche pas comme ça, pour le coup. Je n’associe pas mon appréciation de Batman avec un fantasme ou du plaisir.

C’est surtout que quand j’étais petit, je suivais les aventures du chevalier noir sur France 3, et j’adorais ça. J’ai encore chaque épisode dans un de mes disques durs.

J’ai adoré l’univers du personnage et la façon dont il se développait. Je regardais les épisodes en me demandant "ça serait marrant de voir Batman un peu plus vieux", et un jour, sans que je m’y attende, paf, Batman Beyond est apparu!

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Bref, c’est les séries animées qui m’ont lancé là-dedans. J’aime le style dramatique du personnage sans véritable happy-ending. Le héros solitaire et sombre qui se plonge dans sa mission, et finit seul dans son manoir. Je trouvais ça vraiment cool, car à cette époque, tout le reste que je voyais, c’était l’opposé : j’en pouvais plus des happy-endings.

Du coup en vieillissant, je me suis intéressé aux autres médias.
Les films (à l’exception du film de Nolan "the Dark Knight") ont été une grande déception.
Les dernières séries animées depuis 2004 n’étaient pas mieux (surtout la série "Batman : the brave and the bold" inspirée de la série live-action avec Adam West).
La moitié des comics font dans le grand n’importe quoi où il devient impossible de s’y retrouver.
Avec ces derniers, t’es obligé d’aller sur wikipédia, parce qu’avec les comics, il y a plus de 72ans d’histoire.

Les plus grandes lignes scénaristiques pour ce héros viennent des comics, mais il faut savoir où chercher. Pour essayer, j’en ai acheté, et au sein d’un recueil de comics pour un même arc scénaristique, on tombe sur différents dessinateurs, et parfois... et bien, c’est de l’art abstrait (j’ai pris le comics "A Long Halloween" à LaFnac et il a vraiment des dessins bizarres par moment).

Le principe des comics tel que je le comprends, c’est qu’à chaque fois qu’un scénariste à une idée originale pour un super-héros, ça devient "un univers parallèle" qui sera nommé par exemple "Earth 45". Du coup quand on essaye de comprendre l’histoire du personne, on passe son temps à se demander "je suis dans Earth X ou Earth Y là?".

Finalement, pour moi, le messie est arrivé en 2009 : Batman Arkham Asylum, le jeu de Rocksteady. J’en parlerai bientôt.


Ertaï
26/06/2012
20:43:51
Donc autrement qu’un fantasme, toute ton expérience avec Batman se cristallise autour de la série animée de ton enfance. A partir de là, je suppose que tu as jugé tout ce que tu as pu voir après (comme les films et les comics) par rapport à ta bonne expérience de la série télévisée. Est-ce ça ? :)


Goblinounours
27/06/2012
01:29:06
Je dirais pas ça.

La série animée aura été le déclencheur.
Elle m’a attirée parce qu’elle présentait une version sombre et solitaire du personnage, contrairement à la version de "Batman : the brave and the bold", plus récente, qui s’inspire de vieux comics plus naïfs et moins sérieux, comme la série avec Adam West.

Mais la série animée des années 90 était surtout là pour les enfants, donc il y avait des limites.

À partir de là, il faut considérer un personnage de comics comme ce qu’il est : un personnage où chaque arc scénaristique est à prendre individuellement.

J’aime beaucoup la série animée Batman Beyond, mais par exemple, dans cette version, the Killing Joke n’a pas eut lieu et batgirl a vieillit assez pour devenir le nouveau commissaire de Gotham City.
Il y a d’autres versions où Batman vieillit bien, se marie avec Catwoman et a un enfant qui deviendra le prochain Batman.

À partir de là, c’est au fan de dire "j’aime cette idée, j’aime moins celle-là". Pour moi, the Killing Joke a eut lieu et batgirl est devenue paraplégique, mais Batman a finit vieux et seul dans son manoir.

Je me considère comme le fan moyen, et pour ma propre appréciation du personnage, je prends les arcs scénaristiques les plus connus et qui me semblent les plus symboliquement forts pour en faire ma propre expérience. C’est du self-service.

Ce qui manque à Batman, c’est une time-line officielle, quelqu’un qui essaye de prendre ce qu’il y a de mieux dans l’univers de ce super-héros, pour tisser tout ça ensemble, de façon à obtenir un tout cohérent, avec de la constance.

C’est là que le jeu "Batman : Arkham Asylum" entre en jeu. No pun intended.


SpiceGuid
27/06/2012
13:14:40
TSG a écrit :
Il y a d’autres versions où Batman vieillit bien, se marie avec Catwoman et a un enfant qui deviendra le prochain Batman.

Et pourquoi ils n’auraient qu’un seul enfant ? Moi je propose qu’ils fassent un Batboy et une Catgirl :)


Goblinounours
28/06/2012
04:23:04
Je connais une version où Batman finit avec la fille de son vieil ennemi Ra’s Al Ghul, Talia Al Ghul. Ça donne naissance à Damian Wayne, qui reprendra le costume de Batman dés qu’il a l’âge (Robin/Nightwing étant là pour porter le costume entre-temps).

Il y a la version où c’est Catwoman qui s’y colle et on obtient Helena Wayne, plus connue sous le surnom de Huntress. Mais là encore, Huntress est un personnage dont l’identité varie du tout au tout selon le scénariste, donc elle est rarement dépeinte comme la fille de Batman.

Et il y a la version que j’affectionne pour son coté dramatique et réaliste, moins naïve. Dans cette version, Batman est devenu de plus en plus sombre, il a perdu sa foi en l’humanité. Il se plonge alors complètement dans son rôle de justicier, et lorsque Alfred (son majordome) meurt, il délaisse ses relations avec Robin et Batgirl, cesse de travailler avec la ligue des justiciers, change de costume... mais rapidement, Bruce Wayne ne peut plus être Batman en raison de problèmes cardiaux. Pour lui, le moment décisif apparait lorsqu’il est obligé de prendre une arme à feu pour effrayer des criminels alors qu’il a une crise cardiaque. "Plus jamais".

Puis Wayne Enterprises se fait racheter au cours d’un OPA hostile, et il se retrouve seul dans son manoir, à voir que maintenant qu’il n’est plus là, la ville sombre de nouveau dans le chaos.

(on peut voir l’épisode 1 de Batman Beyond ici - sur le premier lecteur de la page, le son est décalé, mais sur le second, ça passe bien)


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